Histoire du métier de ramoneur de cheminée

Le ramoneur de cheminée

Ramonage Paris 8 2Autrefois, les conduits de fumée n’existaient pas : le foyer était ouvert et disposé au pied d’un mur et la fumée suivait celui-ci pour s’échapper par un orifice ouvert dans le toit de l’habitation. Pour prévenir les risques d’incendie, ce mur était régulièrement nettoyé de la suie au moyen de « ramon » qui était faits de branches. D’où le terme « ramoner », et l’action de ramoner s’appelle le « ramonage ».

Le métier de ramoneur de cheminée est ainsi un métier ancien qui s’est développé à la fin du moyen âge en France lorsque les cheminées se généralisèrent et que les conduits de cheminée devinrent assez larges pour que les ramoneurs puissent y entrer et y pratiquer le ramonage.

A l’époque les maîtres ramoneurs de cheminée recrutaient de jeunes enfants ensemble ils sillonnaient la France, frappant à la porte des maisons pour proposer leurs services de ramonage. La durée de travail des jeunes ramoneurs de cheminée étaient souvent d’au moins 14 heures. Ils devaient gratter la suie à l’intérieur des conduits de cheminée ce qui était extrêmement toxique et ils mourraient ainsi souvent très jeune. Face à ce constat que l’utilisation de brosses à manche télescopique ou de l’hérisson se développa et devinrent les outils principaux des ramoneurs, en lui évitant de rentrer dans les conduits de cheminée.

Ramonage toits ParisPour ces enfants, âgé souvent de 6 à 14 ans, le métier du ramonage de cheminée était un environnement extrêmement dur ou les moments de détente étaient rares, sans dimanche ni jours de congé pendant toute la saison.

La campagne des ramonages de cheminée dans les grandes villes se prolongeait jusqu’au mois de mai. A partir de mai, les ramoneurs revenaient chez eux avec leurs maigres économies pour aider leurs parents à affronter les travaux des champs. C'était pour eux un court répit dans cette société où il s’agissait de survivre plutôt que de vivre.

Heureusement en 1914, l’état français vota une loi interdisant l’usage d’enfants comme apprentis mettant peu à peu fin au recrutement des enfants ramoneurs.

Dans certains pays limitrophe à la France, mais également en Alsace, le ramoneur de cheminée est considéré comme un symbole de chance, c’est pourquoi il est encore souvent de nos jours accueilli avec beaucoup d’enthousiasme.